C’est la première question qu’un commerçant se pose, et c’est aussi celle à laquelle personne ne veut répondre clairement. Les agences renvoient à un devis, les freelances annoncent une fourchette gigantesque, et les plateformes DIY affichent un prix d’appel qui ne reflète pas le coût réel.
Voici ce qu’on observe vraiment sur le marché suisse romand en 2026, et comment naviguer entre les offres sans se faire avoir.
Les fourchettes qu’on voit réellement
Pour un commerce indépendant (salon, restaurant, institut, commerce de proximité) qui veut un site vitrine de qualité, les tarifs constatés sont les suivants :
Plateformes DIY (Wix, Squarespace, Jimdo, Infomaniak Site Creator). Apparemment gratuites ou de l’ordre de 15 à 30 CHF par mois. Coût réel souvent ignoré : 20 à 40 heures de travail du commerçant pour configurer, écrire, choisir, ajuster. À 50 CHF de l’heure de votre temps, on parle vite de 1’500 à 2’000 CHF de temps personnel investi, en plus de l’abonnement annuel.
Freelances et étudiants. De 500 à 3’000 CHF pour le site initial. Très variable selon le niveau et la motivation. Souvent pas de maintenance prévue, ou rapidement abandonnée. Le risque principal n’est pas le prix, c’est ce qui se passe 6 mois après la livraison quand quelque chose casse.
Agences web traditionnelles romandes. De 4’000 à 25’000 CHF pour un site vitrine, plus un abonnement de maintenance de 100 à 500 CHF par mois selon les prestations. Justifié pour des projets complexes (e-commerce, custom), souvent surdimensionné pour un commerce de proximité.
Plateformes spécialisées par secteur (par exemple, Solocal Group ou Localsearch en Suisse). Forfaits mensuels de 80 à 300 CHF tout compris, mais souvent avec un site très standardisé, peu différenciant, et un engagement contractuel long.
Ce qui justifie vraiment un écart de prix
À fonctionnalités équivalentes, un site à 5’000 CHF n’est pas cinq fois meilleur qu’un site à 1’000 CHF. La plupart du temps, l’écart se justifie sur des points qu’on n’imagine pas immédiatement :
Le temps consacré à la stratégie en amont. Un bon site demande de comprendre votre activité, votre clientèle, ce qui vous différencie, ce que vos prospects cherchent vraiment. Cette phase d’analyse, invisible dans le livrable final, fait toute la différence entre un site qui convertit et un site qui ne fait que ressembler à un site.
La qualité technique sous le capot. Performance (temps de chargement), accessibilité, SEO technique, sécurité, sauvegardes, monitoring. Tout ça est invisible pour le commerçant mais critique pour le résultat. Un site bien construit techniquement vous fera gagner des positions Google sans aucun travail commercial.
L’hébergement et la maintenance. Un site n’est pas un livrable figé — c’est une infrastructure qui doit tourner, être mise à jour, être sauvegardée, être corrigée quand un navigateur évolue. Sans suivi, n’importe quel site se dégrade en 12 à 18 mois.
L’accompagnement humain. Quelqu’un qui répond quand vous appelez. Quelqu’un qui connaît votre dossier. Quelqu’un qui peut ajuster en deux heures ce qu’il faut ajuster, sans passer par un ticket de support anonyme.
Les pièges à éviter
Le devis sans détail. Un devis qui dit “Création de site web : 4’500 CHF” sans expliquer ce qui est inclus, c’est une boîte noire dans laquelle on peut tout vous reprocher au moment de la livraison. Exigez un devis ligne par ligne, avec le nombre d’heures estimé et ce qui est compris ou non.
Le forfait “tout inclus” sans engagement écrit. “Hébergement, maintenance, modifications illimitées” — sur le papier c’est rassurant, dans la pratique les “modifications illimitées” deviennent rapidement “modifications dans la limite du raisonnable”, et “le raisonnable” est défini unilatéralement par le prestataire.
Le prix d’appel qui explose en options. Un site à 990 CHF, mais hébergement séparé, mais SEO en plus, mais photos en supplément, mais formation à part. Au final, vous arrivez à 3’500 CHF que vous auriez pu négocier directement avec un autre prestataire dès le départ.
Le contrat avec engagement long et résiliation impossible. Certaines plateformes spécialisées vous engagent sur 24 ou 36 mois avec des conditions de sortie quasi-impossibles. Ne signez jamais un contrat dont vous ne pouvez pas sortir avec un préavis raisonnable (30 à 90 jours selon la durée écoulée).
Comment juger un devis qu’on vous présente
Posez ces cinq questions à votre prestataire avant de signer :
- Qui devient propriétaire du nom de domaine, du code source du site, et des comptes (Google Business, plateforme de réservation) à la fin du projet ?
- Que se passe-t-il si je veux résilier le contrat ? Quelles données puis-je récupérer, et sous quel format ?
- Combien d’heures de modifications sont incluses dans le suivi mensuel, et comment sont facturées les heures supplémentaires ?
- Qui est mon interlocuteur au quotidien ? Est-ce que ce sera la même personne dans 6 mois ?
- Avez-vous des références de commerces comparables au mien que je peux contacter ?
Si une seule de ces questions reste sans réponse claire ou écrite, prenez le temps d’aller voir ailleurs avant de signer.
Notre positionnement
Chez Olvio, nos tarifs sont publiés sur la page tarifs. Setup à partir de 800 CHF pour l’offre Essentiel, 1’200 CHF pour l’offre Complet, plus un abonnement mensuel de 150 à 220 CHF selon la formule. Tout est inclus : conception, hébergement Suisse, maintenance, support, modifications mensuelles. Engagement de 12 mois puis mensuel avec préavis de 30 jours.
Ce positionnement nous place clairement dans le bas de la fourchette des agences, sans être dans la zone des freelances étudiants. C’est rendu possible par l’utilisation intelligente d’outils modernes (frameworks, IA pour certains aspects de production) et par un fonctionnement en solo qui élimine les coûts de structure des grandes agences.
Si vous voulez en discuter pour votre situation, écrivez-nous. Trente minutes d’échange suffisent souvent à clarifier ce qui ferait sens pour vous.